Rêve de vie

Sloop Norvégien de 1964  long : 9 m – Maître beau : 2,60 m – Mât en Spruce : 10,70 –N° du type : 20 – Tirant d’eau : 1,35 m – Poids : 5 t – Moteur Mitsubischi diesel de 22ch – Hauteur sous barreaux : 1,80 m – Construction : Jean Boudignon à Arles

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Il y a un début à tout, il suffit de franchir les étapes. Pour moi, il y a bien longtemps que cela me trotter dans la tête d’avoir un bateau. Chaque fois que j’allais au bord de la mer, j’allais immanquablement sur le port pour les voire, et quand il y en avait un à vendre et que le propriétaire soit là, je lui demandai de monter à bord pour le visiter. J’en ai vu beaucoup : des beaux, trop chers et des pourris que le propriétaire voulait se débarrasser avec hâte… Dont un été en Bretagne Sud. Extérieurement, il été beau, mais quand j’ai vu l’intérieure, j’ai commencé à avoir des doutes, il été à refaire complètement, l’ossature étant très fatiguée que je n’aurais même pas voulu le bouger d’un centimètre ! Évidement pour le propriétaire, c’était le plus beau des bateaux… Ben tiens donc ! Fais-moi rire ! Vu l’insistance mielleuse de ce propriétaire, je me suis méfié… Et j’ai bien fait ! Il y avait sur le port un gars qui entretenait les bateaux, je suis allé lui demander conseil, lui disant que j’étais sur le point d’acheter ce voilier, et qu’il vienne jeter un coup d’œil au moteur qui n’avait pas voulu démarrer, il allait passer dans la semaine et jeter un coup d’œil discret à l’intérieur… Chose faîte… Il me rappel et me dit qu’il ne faut surtout pas l’acheter, car je m’exposerais à des frais incommensurables… Je le remercie encore aujourd’hui de m’avoir évité de gros ennuis. Évidement, j’étais déçu et triste… Ce n’était pas encore pour cette pour cette fois…

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ENTRAIGUES-SUR-VOLANE

Dans les années 1960-1970, le maire Jean Saussac fait venir de nombreux artistes, comme Jacques Brel, Lino Ventura, Pierre Brasseur, Claude Nougaro, Alexander Calder, Allain Leprest, Francesca Solleville, Isabelle Aubret et Jean Ferrat, ce qui vaut à Antraigues le surnom de « petit Saint-Tropez ardéchois ». En 1974, Jean Ferrat décide de s’installer sur la commune, au lieu-dit Bergnolles, avec sa femme Christine Sèvres et la fille de celle-ci, Véronique Estel, puis avec Colette Laffont, qui sera sa seconde épouse. Il est, pendant deux ans, adjoint au maire chargé de la culture.

Helmut Krackenberger Photographe | Jean Saussac

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De plaines en forêts, de vallons en collines,
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons,
De ce que j’ai vécu à ce que j’imagine,
Je n’en finirais pas d’écrire ta chanson,
Ma France.

Au grand soleil d’été qui courbe la Provence,
Des genêts de Bretagne aux bruyères d’Ardèche,
Quelque chose dans l’air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche,
Ma France.

Cet air de liberté au-delà des frontières,
Aux peuples étrangers qui donnait le vertige,
Et dont vous usurpez aujourd’hui le prestige,
Elle répond toujours du nom de Robespierre,
Ma France.

Celle du vieil Hugo tonnant de son exil,
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines,
Celle qui construisit de ses mains vos usines,
Celle dont monsieur Thiers a dit qu’on la fusille,
Ma France.

Picasso tient le monde au bout de sa palette,
Des lèvres d’Éluard s’envolent des colombes,
Ils n’en finissent pas, tes artistes prophètes,
De dire qu’il est temps que le malheur succombe,
Ma France.

Leurs voix se multiplient à n’en plus faire qu’une,
Celle qui paie toujours vos crimes, vos erreurs,
En remplissant l’histoire et ses fosses communes ;
Que je chante à jamais celle des travailleurs,
Ma France.
Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstinée de ce temps quotidien,
Du journal que l’on vend le matin d’un dimanche
À l’affiche qu’on colle au mur du lendemain,
Ma France.

Qu’elle monte des mines, descende des collines,
Celle qui chante en moi, la belle, la rebelle ;
Elle tient l’avenir serré dans ses mains fines,
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles,
Ma France

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