Le voyage de Trice : Le Bas-Poitou

Armoiries de la Vendée

LE MARAIS POITEVIN – « LA VENISE VERTE »

Aménagé par l’homme dès le XIe siècle, le Marais poitevin est composé de trois grands ensembles liés à son fonctionnement hydraulique : le marais maritime, le marais desséché, le marais mouillé. 

Des milliers de kilomètres de fossés, canaux et rigoles creusés, des millions d’arbres plantés pour fixer les berges, autant de témoignages d’une relation étroite avec l’eau. 

Ce réseau hydraulique, résultat d’un aménagement qui a évolué au fil des siècles, permet d’atténuer les effets des variations de précipitations saisonnières : inondations en hiver, assèchements en été.

 En 1199, Pierre 1e de Voluire ou Volvire, seigneur de Chaillé, demande à Ostensius, abbé de Moreilles, de creuser le canal de Bot Neuf, aujourd’hui appelé canal du Clain . Dans une charte de 1217 Pierre de Volvire permet à la coalition des abbayes de Saint-Michel, de l’Absie, de Saint-Maixent, de Maillezais et de Nieul de creuser un canal pour dessécher les marais du Langon et de Vouillé. 

Il a été appelé « canal des Cinq-Abbés« , un nom évocateur de ce contexte. Dans le Congrès archéologique de France de 1863, il est donné la date du 15 juillet 1200 pour la première charte ; 1217 seraient la date d’achèvement . D’autres grands canaux évacuateurs sont creusés par la suite.

Les travaux d’assèchement sont repris et intensifiés sous Henri IV qui, dans une perspective de reconstruction, accorde divers privilèges à des investisseurs huguenots originaires des Pays-Bas et de Flandre.

Nommé par édit le

© Little Trice

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Le voyage de Trice Le Bas-Poitou

 

CATHEDRALE SAINT-PIERRE DE MAILLEZAIS

Riche d’un passé de 1000 ans, les ruines de l’Abbaye de Maillezais se dressent encore fièrement, surplombant le marais. Sur cette terre gorgée d’eau, les moines bâtisseurs ont érigé cette citadelle devenue cathédrale spirituelle et culturelle mais aussi économique et sociale tant Maillezais fut au Moyen Âge un centre névralgique pour toute une région. L’abbaye est un bijou d’art et d’architecture du Bas Poitou.

À la fin du premier millénaire, Maillezais est une île boisée où Guillaume d’Etoupe, duc d’Aquitaine et comte de Poitou, possède une résidence de chasse. Vers 970, lors d’une battue, un chevalier nommé Gaucelin poursuit un sanglier qui se réfugie dans les ruines d’une chapelle: Emma épouse de Guillaume Fier-a-Bras, fils du duc , y voit un signe de Dieu et décide aussitôt d’y élever un monastère.

C’est l’origine du bourg voisin de Saint-Pierre-le-Vieux. Vers l’an mil, le fils d’Emma, Guillaume le Grand, confie l’île de Maillezais et la forteresse de son père au prieur Théodelin, qui rase les bâtiments militaires et transfère le monastère Saint-Pierre à l’emplacement de l’abbaye actuelle.

Cinq siècles de prospérité vont suivre grâce aux moines et aux convers. Portant la barbe et un habit spécifique, ces derniers sont des laïcs menant la vie religieuse. Au début du XIIIe siècle, l’histoire de Maillezais connaît un moment fort.

En 1217, le seigneur de Chaillé, Pierre de Volvire, concède aux abbayes de Maillezais, Nieul-sur-l’Autise, Saint-Michel-en-l’Herm, L’Absie et Saint-Maixent, un vaste territoire qu’elles doivent mettre en valeur. L’aménagement du golfe des Pictons, l’actuel Marais Poitevin débute aussitôt.

l’an 1317 est tout aussi capital. Le diocèse de Poitiers est en effet divisé en trois. Maillezais et Luçon deviennent cités épiscopales. L’abbatiale du marais devient cathédrale. Jusqu’au XVIe siècle, l’abbaye grandit et tient une place majeure en Bas-Poitou, autant sur le plan religieux, économique qu’artistique ; une histoire glorieuse qui s’interrompt pourtant brutalement avec les guerres de religion.

Ruinée dès 1562, puis abandonnée au XVIIe siècle, puisque le siège épiscopal est transféré à La Rochelle en 1666, l’abbaye est vendue comme bien national en 1791. Dans les années 1800, elle devient alors la carrière de pierre de la région. Sauvée in extremis au XIXe siècle par des érudits.

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Le nouveau seigneur de ce lieu, le Duc Hérisson !

 

 

 

Le voyage de Trice: L’Île-de-France

Armoiries de l'Île-de-France

 

Eglise de Saint-Germain-l’Auxerrois

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De style Gothique la, construction a débuté au XIIe siècle, et c’est achevé au XVe. Elle appartient à l’Archidiocèse de Paris. Elle fut également appelée église Saint-Germain-le-Rond. Depuis l’Ancien Régime, elle est connue comme la « paroisse des artistes ».
Saint-Germain-l’Auxerrois est nommée en l’honneur de l’évêque saint Germain d’Auxerre. C’est le lieu de sépulture de saint Landry, évêque de Paris.

Le haut Moyen-âge

La première église aurait été construite, à l’époque mérovingienne par le roi Chilpéric Ier. Il souhaitait y voir le futur tombeau de saint Germain, à l’emplacement de la chapelle bâtie en 540 sous l’invocation de saint Germain d’Auxerre, pour le roi Childebert Ier et la reine Ultrogothe. Le roi meurt assassiné laissant l’église inachevée.

 Childebert Ier

Ultrogothe, reine de France

La première église fut détruite lors du siège de Paris par les Vikings, puis fut rebâtie au XIe siècle sous Robert II le Pieux, l’église fut à nouveau reconstruite fin du XIIIᵉ siècle. C’est alors qu’apparaît la première appellation «Saint-Germain-l’Auxerrois».

Roi Robert II le Pieux, capétien. Naissance, mort, couronnement ...

Moyen-âge

Elle devint paroisse des rois de France

Ancien régime

 L’église est associée au tragique épisode de la Saint-Barthélemy. Dans la nuit du 23 au 24 août 1572, son tocsin est réputé avoir sonné l’alarme dans la ville et déclenché le massacre des civils protestants.

Révolution et Restauration

Au début de la Révolution, après le retour forcé de la famille royale de Versailles aux Tuileries, le futur Louis XVII y fait sa première communion. Sous la Terreur, Saint-Germain vidée de son contenu et convertie en magasin de fourrage, en imprimerie, en poste de police, en fabrique de salpêtre. En 1795, le culte philanthropique y est célébré. L’église retrouve sa vocation catholique en 1802.

Description de cette image, également commentée ci-après

Personnes inhumées dans l’église

Peintres et sculpteurs:

Jacques Stella 1657 peintre et collectionneur d’Arts 

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Jacques Sarrazin 1660 sculpteur 

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Jean Varin 1672 sculpteur et graveur de monnaies et médailleur 

Image illustrative de l’article Jean Varin

Jacques Bailly 1679 peintre, miniaturiste et graveur, peintre du Roi

Henriette Selincart 1680 modèle

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Claude Mellan 1688 peintre, dessinateur et graveur

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Israël Sylvestre 1691 dessinateur, graveur

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Noël Coypel 1707 artiste-peintre

Coypel, Noël - Autoportrait.JPG

Antoine Coysevox 1720 sculpteur

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Louise-Magdeleine Horthemels 1767 graveuse

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Jean-Baptiste Siméon Chardin 1779 peintre 

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poètes

François de Malherbes 1628 poète 

Description de l'image françois_de_malherbe.jpg.

Médecins

Jacques du Bois 1551 médecin et anatomiste 

Jacobus Sylvius 1478-1555.jpg

Guy Patin 1672 médecin et épistolier 

Portrait de Guy Patin

Denis Dodart 1707 médecin et botaniste 

Denis Dodart 1634-1707.jpg

Hommes d’Etat

François Olivier 1550 Seigneur de Leuville, homme politique. Chancelier de France, et garde des Sceaux.

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Claude Fauchet 1603, magistrat, humaniste et historien 

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Pomponne de Bellièvre 1607 surintendant des finances, chancelier de France

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Armoiries de Pomponne de Bellièvre

Nicolas de Bailleul 1652 magistrat, diplomate, administrateur et ministre. Seigneur de Vattetot, Etiolles et Soisy

Portrait of Louis Dominique de Bailleul by Robert Nanteuil 1658.jpg

 

 

 

                                                               

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le voyage de Trice: l’Île-de-France

 

Armoiries de l'Île-de-France

Armoiries des Yvelines

LE PAYS HOUDANAIS

Le Pays houdanais, est une petite région naturelle de l’Ouest des Yvelines, c’est une région de plaine relativement vallonnée, elle est adossée aux hauteurs du massif  forestier de Rambouillet

FORÊT DES QUATRE PILIERS

Par une belle journée de printemps, j’ai proposé à mon ami Jean-Pierre le Cheminot retraité des Chemins de Fer d’aller faire un déjeuner sur l’herbe dans ce massif magnifique des Quatre Piliers.

J’ai attendu l’ami Jean-Pierre à la gare d’Orgerus, car voyez-vous, un retraité des Chemins de fer voyage toujours en train, il a ça dans le sang ! D’ailleurs n’ayant pas de voiture, je ne voie pas comment il pourrait faire autrement !

Après quelques quarts d’heures de marche nous sommes arrivé au bord d’un étang totalement sauvage, et peupler d’animaux sympas ! Une couleuvre est passée en nagent, et un monsieur Crapaud Commun faisant sa sieste !

Le déjeuné sur l’herbe fût copieux ! L’ami Jean-Pierre à bon appétit ! Le retour fût fait en voiture jusqu’à chez moi afin d’offrir un café goutte comme le veut la tradition chez le Normand que je suis !

Merci Jean-Pierre pour cette belle ballade !

©. Little Trice

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Le voyage de Trice : le Bas-Poitou

CHÂTEAU DE LA GUIGNARDIERE

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Le château a été construit vers 1555 pour le panetier du roi Henri II, Jean Girard « Hault et puissant seigneur de Bazoges, Moricq et la Guignardière ». En 1563, Jean Girard est assassiné et le chantier gigantesque est abandonné.

En 1773, le comte Sylvestre du Chaffault date ses armoiries dans le fronton d’une fenêtre du logis. Après l’arrestation de Louis XVI, le comte royaliste doit émigrer. À son retour d’exil, il a perdu ses enfants, les républicains ont pillé le château, bûché ses armoiries…

Au début du XIXe siècle, le marquis de Saint Denys, passionné d’agronomie et d’élevage, transforme le parc à l’anglaise et le plante d’arbres exotiques… magnolias, grandi-flora, cyprès chauves, zelkowas, sequoia… il installe une station des Haras dans les écuries de la basse-cour. 

Son successeur Henri Luce de Trémont projette de terminer le château mais il se contente… d’en déplacer le perron, au centre du logis sur la façade. Malgré son inachèvement, le château de la Guignardière reste l’une des œuvres majeures de la Renaissance en Bas-Poitou.

© Little Trice

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