Rêve de vie

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Il y a deux ans, j’ai rencontré un monsieur qui avait mis une petite annonce dans un journal, il cherchait quelqu’un pour faire un tour du monde sur son voilier. Il avait acheté la coque nue en polyester et avait fait l’agencement lui-même. C’est un brave homme, l’air débonnaire, la casquette sur la tête, enfin un rêveur ! Il se prépare depuis longtemps à son voyage, mais le fera-t-il vraiment ? J’en doute un peu… ? Il y a sa femme qui le décourage. Oui, c’est vrai, il, y a toujours des obstacles pour vous décourager. Nous avons fait connaissance au port de Deauville où nous avions rendez-vous. On a levé l’ancre pour le Week-end, faute de vent, nous n’avons pas été plus loin que la rade de Caen. Moi qui n’ai jamais le mal de mer, je dois dire que le plat de rognon a eu du mal à passé… C’est peu être dues au carré trop petit ? Pendant la croisière, nous avons parlé tout le temps de voyage lointain, il fallait voir son visage s’illuminait quand il s’imaginait des mouillages idylliques, il vivait son rêve, il été heureux. Il a bien fallu rentrer. Nous avons discuté de tout cela, mais moi, je n’étais pas prêt à partir au bout du monde avec lui et son bateau, je ne me sentais pas en sécurité. J’ai bien vu qu’il était déçu que je ne parte pas avec lui. Il faut vous dire qu’il ne manquait pas d’arguments pour me convaincre << Laisse ta copine, tu en trouveras bien une aux escales ! >> c’est bien connu, une fille dans chaque port ! Je lui répondis que je ne pouvais pas la laissée seul car je risquais de ne plus la retrouver en rentrant. Je suis parti en me retournant une dernière fois pour voir ce joli voilier qui ma fait rêver lui aussi, le cœur triste. Après ces démarches infructueuses, je me suis dit que comme j’avais un projet, pourquoi ne pas demander à être sponsorisé auprès de personnes auxquelles je pensais et qui pouvaient être intéressées, résultat : réponses retardées, courriers perdus… De quoi vous décourager…

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Une histoire magnifique comme il n’en arrive qu’en France.

Pendant la construction de Versailles, en plein Grand Siècle, le marbre fut beaucoup utilisé. L’”incarnat” de Caunes-Minervois est ce marbre rouge qui donne sa splendeur au Grand Trianon de Versailles.

À Caunes, dans l’Aude, la carrière locale avait reçu commande d’un bloc de trois tonnes de marbre rouge, qui devait être utilisé pour la construction d’une chapelle.

 “Il avait été commandé pour un ensemble de 12 colonnes qui devaient faire partie d’une chapelle, un projet qui a finalement été abandonné.” 

Le bloc de marbre a été retrouvé dans un bosquet par les exploitants actuels de la carrière. Et ils ont décidé… D’honorer la commande !

Mais, avec ses 349 ans de retard, il n’est pas utile de se presser. Alors la commande sera livrée comme prévu, c’est-à-dire, à l’ancienne…

“Le bloc sera transporté jusqu’au Canal du Midi par un char en bois traîné par des chevaux, puis par un radeau qui passera par plusieurs villes dont Carcassonne, Castelnaudary, Toulouse et Bordeaux où il sera transporté jusqu’à Rouen. Là, il descendra la Seine jusqu’à Paris puis Versailles.

« Le trajet devrait nous prendre 4 à 5 saisons », a prévenu le gérant de la carrière. C’est justement ce délai qui avait refroidi les ardeurs versaillaises. 

Mais maintenant… Autant donner du temps au temps…

Une belle et noble histoire française.

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