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Il y a deux ans, j’ai rencontré un monsieur qui avait mis une petite annonce dans un journal, il cherchait quelqu’un pour faire un tour du monde sur son voilier. Il avait acheté la coque nue en polyester et avait fait l’agencement lui-même. C’est un brave homme, l’air débonnaire, la casquette sur la tête, enfin un rêveur ! Il se prépare depuis longtemps à son voyage, mais le fera-t-il vraiment ? J’en doute un peu… ? Il y a sa femme qui le décourage. Oui, c’est vrai, il, y a toujours des obstacles pour vous décourager. Nous avons fait connaissance au port de Deauville où nous avions rendez-vous. On a levé l’ancre pour le Week-end, faute de vent, nous n’avons pas été plus loin que la rade de Caen. Moi qui n’ai jamais le mal de mer, je dois dire que le plat de rognon a eu du mal à passé… C’est peu être dues au carré trop petit ? Pendant la croisière, nous avons parlé tout le temps de voyage lointain, il fallait voir son visage s’illuminait quand il s’imaginait des mouillages idylliques, il vivait son rêve, il été heureux. Il a bien fallu rentrer. Nous avons discuté de tout cela, mais moi, je n’étais pas prêt à partir au bout du monde avec lui et son bateau, je ne me sentais pas en sécurité. J’ai bien vu qu’il était déçu que je ne parte pas avec lui. Il faut vous dire qu’il ne manquait pas d’arguments pour me convaincre << Laisse ta copine, tu en trouveras bien une aux escales ! >> c’est bien connu, une fille dans chaque port ! Je lui répondis que je ne pouvais pas la laissée seul car je risquais de ne plus la retrouver en rentrant. Je suis parti en me retournant une dernière fois pour voir ce joli voilier qui ma fait rêver lui aussi, le cœur triste. Après ces démarches infructueuses, je me suis dit que comme j’avais un projet, pourquoi ne pas demander à être sponsorisé auprès de personnes auxquelles je pensais et qui pouvaient être intéressées, résultat : réponses retardées, courriers perdus… De quoi vous décourager…
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ENTRAIGUES-SUR-VOLANE
Dans les années 1960-1970, le maire Jean Saussac fait venir de nombreux artistes, comme Jacques Brel, Lino Ventura, Pierre Brasseur, Claude Nougaro, Alexander Calder, Allain Leprest, Francesca Solleville, Isabelle Aubret et Jean Ferrat, ce qui vaut à Antraigues le surnom de « petit Saint-Tropez ardéchois ». En 1974, Jean Ferrat décide de s’installer sur la commune, au lieu-dit Bergnolles, avec sa femme Christine Sèvres et la fille de celle-ci, Véronique Estel, puis avec Colette Laffont, qui sera sa seconde épouse. Il est, pendant deux ans, adjoint au maire chargé de la culture.

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De plaines en forêts, de vallons en collines,
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons,
De ce que j’ai vécu à ce que j’imagine,
Je n’en finirais pas d’écrire ta chanson,
Ma France.Au grand soleil d’été qui courbe la Provence,
Des genêts de Bretagne aux bruyères d’Ardèche,
Quelque chose dans l’air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche,
Ma France.Cet air de liberté au-delà des frontières,
Aux peuples étrangers qui donnait le vertige,
Et dont vous usurpez aujourd’hui le prestige,
Elle répond toujours du nom de Robespierre,
Ma France.Celle du vieil Hugo tonnant de son exil,
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines,
Celle qui construisit de ses mains vos usines,
Celle dont monsieur Thiers a dit qu’on la fusille,
Ma France.Picasso tient le monde au bout de sa palette,
Des lèvres d’Éluard s’envolent des colombes,
Ils n’en finissent pas, tes artistes prophètes,
De dire qu’il est temps que le malheur succombe,
Ma France.Leurs voix se multiplient à n’en plus faire qu’une,
Celle qui paie toujours vos crimes, vos erreurs,
En remplissant l’histoire et ses fosses communes ;
Que je chante à jamais celle des travailleurs,
Ma France.
Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstinée de ce temps quotidien,
Du journal que l’on vend le matin d’un dimanche
À l’affiche qu’on colle au mur du lendemain,
Ma France.Qu’elle monte des mines, descende des collines,
Celle qui chante en moi, la belle, la rebelle ;
Elle tient l’avenir serré dans ses mains fines,
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles,
Ma France
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